Branchement spot LED en série ou parallèle : comment choisir le bon montage pour votre éclairage

Darwin Blandeau

août 13, 2026

🧭 L’essentiel à retenir avant de câbler vos spots LED

CritèreMontage parallèle (recommandé)Montage série (spécifique)
Tension d’alimentation230 V domestique, 12 V ou 24 V à tension constanteDrivers à courant constant (350 mA, 500 mA, 700 mA, 1050 mA…)
Comportement en cas de panneSeul le spot défaillant s’éteint, les autres restent allumésTous les spots s’éteignent (sauf modèle avec pont de secours intégré)
CâblageChaque spot est raccordé entre phase et neutre du circuit principalUn seul chemin électrique, les spots sont reliés en chaîne
Utilisation typiqueSpots GU10 230 V, spots basse tension à transformateur séparé, éclairage résidentielLuminaires professionnels, dalles LED, spots avec driver courant constant fourni
Compatibilité impérativeTous les spots 230 V et basse tension classiquesUniquement lorsque le fabricant le précise et que le driver est conçu pour

Je vais être direct, comme d’habitude. Sur les forums, je vois encore des bricoleurs s’arracher les cheveux avec des montages en série qui n’ont jamais été prévus pour leurs spots 230 V. Alors on pose les outils et on éclaircit tout ça une bonne fois pour toutes.

Pourquoi ce choix conditionne toute l’installation

Le branchement d’un spot LED se fait presque toujours en parallèle, surtout pour les modèles domestiques 230 V. Ce n’est pas une préférence, c’est une question de conception électrique. En parallèle, chaque spot reçoit la tension pour laquelle il a été fabriqué, et si l’un d’eux lâche, les autres continuent d’éclairer. En série, vous créez un point unique de défaillance : un spot grillé et toute la rangée s’éteint. Le série n’a vraiment sa place que dans les montages à driver à courant constant, comme je vais vous le détailler.

L’erreur classique, c’est de confondre « repiquage » (qu’on utilise en parallèle) et « série ». Le repiquage, c’est quand on part d’un câble principal et qu’on dérive vers chaque spot avec un petit bout de fil. Beaucoup appellent ça « en série » parce que les spots se suivent au plafond. Sauf qu’électriquement, ils sont bien en parallèle. D’où les confusions.

🔌 Comment brancher des spots LED en parallèle ?

Le branchement parallèle consiste à raccorder chaque spot directement entre la phase et le neutre du circuit, en réalisant des dérivations à partir d’un câble principal. C’est le seul montage fiable pour les spots encastrés 230 V GU10 et pour les spots basse tension alimentés par un transformateur ou un driver en tension constante (12 V, 24 V).

Voici comment je procède quand j’installe des spots chez un client, en 2026, sans transformer un plafond en plat de spaghettis :

  • 🧰 Matériel nécessaire : câble 1,5 mm² (éclairage), connecteurs WAGO 3 ou 5 entrées, tournevis isolé, pince à dénuder, éventuellement des boîtes de dérivation discrètes si l’espace est réduit.
  • 🔌 Principe : depuis le disjoncteur 10 A (ou 16 A selon norme), je tire un câble 3G1,5 mm² jusqu’au premier spot. Là, dans une boîte de dérivation ou directement dans la borne du spot, je connecte la phase (marron ou rouge), le neutre (bleu) et la terre (vert-jaune) si le luminaire le nécessite. Ensuite, je repars de ce même point avec un second câble pour aller au spot suivant : phase sur phase, neutre sur neutre, terre sur terre. C’est une boucle de dérivation, pas un montage série.
  • Astuce Darwin : utilisez des connecteurs à leviers transparents (WAGO 221 par exemple), ça permet de vérifier en un coup d’œil que les fils sont bien insérés. Et travaillez toujours hors tension, évidemment.

Ce montage, qu’on appelle parfois à tort schéma branchement spot LED 220V sans transformateur parce que chaque spot GU10 intègre son propre driver, est le plus courant en rénovation. Pour les spots 12 V, le schéma est le même, sauf que le câble principal sort d’un transformateur 230/12 V et qu’on câble les 12 V en parallèle sur les spots. Attention à bien dimensionner la puissance du transfo : on additionne les watts de tous les spots et on prend une marge de 20 %.

branchement spot led en série ou parallèle

⚡ Branchement des spots en série : dans quels cas et comment procéder ?

Le branchement en série ne doit être utilisé que si vous possédez un driver (alimentation) à courant constant et des spots LED conçus pour fonctionner avec une intensité fixe, par exemple 350 mA, 500 mA, 700 mA ou 1050 mA. Dans ce cas, le courant traverse successivement tous les spots et le driver régule l’intensité, pas la tension. C’est très différent de nos bons vieux spots 230 V.

  • 🔗 Concrètement : le fil positif (+) du driver va sur la borne d’entrée du premier spot. La borne de sortie du premier spot est reliée à l’entrée du deuxième, et ainsi de suite jusqu’au dernier spot, dont la sortie négative (-) retourne au driver. C’est une seule boucle.
  • ⚠️ Inconvénient majeur : sans système de pont intégré, le moindre spot défaillant coupe le circuit et plonge tout dans le noir. Sur des spots récents de bonne qualité, on trouve parfois un pont de secours (bypass) qui maintient la continuité même si une LED est HS. Ça ne dispense pas de remplacer le spot, mais ça évite de dîner aux chandelles.

La réponse à la question « branchement spot LED en série avec transformateur », c’est que le transformateur (ou plutôt le driver) doit impérativement être à courant constant. N’essayez pas avec un transfo 12 V standard qui délivre une tension fixe : les LEDs n’auront pas la bonne intensité et peuvent griller rapidement.

Pour les curieux qui cherchent un schéma branchement spot LED 12V, retenez : si c’est un driver tension constante 12 V, vous câblez en parallèle. Si le driver est marqué « constant current 350mA » ou similaire, alors vous êtes en série, et le schéma sera tout autre : une seule boucle.

💡 Vaut-il mieux brancher les LED en série ou en parallèle ?

Pour la quasi-totalité des spots résidentiels (230 V GU10, 12 V/24 V classiques), le parallèle est le choix sûr et conforme. La série n’est pas « meilleure », elle répond à un besoin technique précis : alimenter plusieurs LEDs de puissance identique avec un même courant régulé, souvent dans des luminaires design ou des dalles professionnelles.

Voici un petit tableau comparatif pour que vous ne vous trompiez plus :

SituationMontage adaptéPourquoi
Spots GU10 230 V dans une cuisineParallèleChaque spot a son propre driver 230 V, tension domestique
Spots 12 V à transformateur ferromagnétique ou électroniqueParallèleLe transfo fournit une tension constante 12 V
Dalles LED 40 W avec driver 1050 mA fourniSérieLe driver limite le courant, les LEDs sont prévues pour
Spots à piquer dans un rail basse tensionParallèle (le plus souvent)Le rail distribue la tension en parallèle

Ce qui doit guider votre choix, c’est le type d’alimentation livrée avec les spots. Lisez l’étiquette : si vous voyez « Output: 700 mA CC », c’est série. Si vous lisez « 12 V DC » ou « 230 V AC », c’est parallèle. Pas de place au hasard.

Combien de spots LED peut-on brancher en série ?

En série, le nombre de spots n’est pas limité par un disjoncteur ou la règle des 300 VA, mais par la plage de tension de sortie du driver à courant constant. Chaque spot LED consomme une certaine tension directe (par exemple 3 V, 30 V…). Le driver doit pouvoir fournir, en continu, la somme de ces tensions, sans dépasser sa tension maximale.

Exemple concret : un driver constant 700 mA, plage de sortie 20-54 V. Vous voulez brancher des spots qui demandent chacun 12 V sous 700 mA. Vous pouvez en mettre 4 (4 × 12 V = 48 V, dans la plage). Si vous en mettez 5, la tension nécessaire monte à 60 V, le driver n’y arrive plus et l’ensemble clignote ou ne s’allume pas.

En parallèle, c’est beaucoup plus simple : un circuit éclairage classique en 1,5 mm² protégé par un disjoncteur 10 A accepte jusqu’à 2300 W. Même avec des dizaines de petits spots LED de 5 W, vous ne dépasserez jamais cette limite. L’usage, c’est plutôt la règle des 8 points lumineux par circuit (norme NF C 15-100) et la limite physique de ce que peut supporter un interrupteur. Pas de prise de tête.

🛠️ Astuce Darwin : le pont de secours, ce petit détail qui sauve votre éclairage

Les spots LED modernes de qualité intègrent parfois un « pont de shunt » ou « pont de secours » qui empêche la coupure totale du circuit série en cas de panne d’un élément. C’est une protection bien pratique, mais elle ne compense pas un mauvais choix de montage.

Si vous tenez absolument à câbler des spots 230 V qui ressemblent à un montage série (un seul fil qui passe d’un spot à l’autre), vous êtes en fait sur du « repiquage » et donc du parallèle. L’astuce, c’est d’utiliser des bornes de dérivation intégrées au spot ou des boîtes d’encastrement compactes, pour ne pas avoir à tirer deux câbles partout. Mais électriquement, vous êtes en parallèle.

Je le redis parce que c’est une première source d’embrouille sur les chantiers : quand vous passez d’un spot à l’autre avec un câble 3 fils qui repart vers le suivant, vous ne branchez pas en série, vous répartissez la tension parallèlement en chaque point. Le jour où un spot claque, le reste de la ligne continue de fonctionner — et c’est exactement ce qu’on veut.

✨ Mon verdict

Après avoir tout passé en revue, si vous me demandez branchement spot LED en série ou parallèle, ma réponse est sans appel : en parallèle, toujours en parallèle pour vos spots 230 V domestiques. C’est ce que j’applique sur tous mes chantiers, et c’est ce que préconisent les électriciens de métier comme Théo Desrousseaux chez Sparx Élec. Le montage série, lui, est une affaire de spécialistes qui travaillent avec des drivers à courant constant et des luminaires conçus pour.

Alors, résumons les trois réflexes à avoir avant de percer votre plafond :
1️⃣ Regardez la tension de vos spots. Du 230 V ? Parallèle obligatoire.
2️⃣ Si vous avez un driver, vérifiez s’il délivre une tension constante (parallèle) ou un courant constant (série).
3️⃣ Même en série modernisé avec pont de secours, un spot défectueux reste un spot à changer ; le parallèle vous épargne l’obscurité totale.

Et surtout, ne faites pas l’impasse sur la sécurité : disjoncteur bien calibré, câbles en 1,5 mm² minimum, connexions fiables. Votre réseau d’éclairage doit durer des années, pas vous causer des sueurs froides à la première panne.

Vous avez un montage qui vous pose question, une astuce de câblage à partager, ou une expérience (bonne ou mauvaise) à raconter ? C’est en commentaires que ça se passe. Je lis tout et je réponds quand je ne suis pas perché sur un escabeau.

❓ Foire aux questions – branchement spots LED

Comment relier les spots entre eux ?

En pratique, pour une installation parallèle, le plus propre est d’utiliser des boîtes de dérivation compactes ou des connecteurs à leviers (WAGO) placés au-dessus de chaque spot. Depuis le câble principal (phase, neutre, terre), on réalise une dérivation en T : le câble arrive, on connecte ensemble la phase d’arrivée, la phase du spot et la phase qui repart vers le spot suivant. Même chose pour le neutre et la terre. Certains spots encastrables disposent de borniers doubles qui font office de dérivation intégrée, ce qui simplifie le câblage. Ce n’est pas de la série : le repiquage maintient tous les spots en parallèle électrique.

Source : Aluson Eclairage – Guide de branchement

Est-il possible de brancher des LED en série ?

Oui, mais uniquement si l’alimentation est conçue pour. Les systèmes série s’appliquent aux LED alimentées par un driver à courant constant (par exemple 350 mA). Dans ce cas, le courant parcourt toutes les LED les unes après les autres, et la tension totale est la somme des tensions directes. Un driver à courant constant ajuste automatiquement sa tension de sortie pour maintenir le courant fixé, dans une plage donnée. N’essayez pas de mettre en série des spots 230 V ou des lampes classiques, c’est inutile et dangereux. Vérifiez toujours la notice du fabricant.

Source : Ledspot-planet – Circuit série ou parallèle

Quel schéma pour un branchement spot LED 220V sans transformateur ?

Pour des spots 230 V (GU10, par exemple), le schéma est un câblage parallèle classique sans transformateur. Chaque spot intègre son propre driver électronique miniaturisé. Il suffit de tirer un câble 3G1,5 mm² depuis le tableau électrique jusqu’au premier point, puis de repiquer en parallèle vers les spots suivants en utilisant des connecteurs. Aucun transformateur externe n’est nécessaire. Ce schéma très simple correspond à la plupart des installations domestiques de spots encastrés. Pensez à protéger le circuit par un disjoncteur 10 A ou 16 A et à respecter le nombre maximal de points lumineux autorisés.

Source : Sparx Élec – Choisir le branchement

Quelle section de câble pour brancher des spots en parallèle ?

La section standard pour un circuit d’éclairage domestique est 1,5 mm² en cuivre. Elle est suffisante pour supporter l’intensité d’un disjoncteur 10 A (jusqu’à 2300 W) ou 16 A (3680 W) selon la norme. Avec des spots LED très peu consommateurs (5 à 7 W pièce), même une quinzaine de spots ne dépassera pas 100 W, largement en-dessous des limites. Si la longueur de câble dépasse 50 mètres, on peut passer en 2,5 mm² pour limiter la chute de tension, mais en habitat classique, le 1,5 mm² reste le bon choix.

Peut-on mélanger des spots de puissances différentes sur un même circuit parallèle ?

Oui, sans aucun problème. En parallèle, chaque spot reçoit sa tension nominale et consomme le courant dont il a besoin. Vous pouvez tout à fait installer un spot 5 W à côté d’un spot 9 W sur le même circuit, tant que la tension d’alimentation est identique (230 V ou 12 V). Vérifiez simplement que l’interrupteur et le disjoncteur sont capables de supporter la puissance totale, ce qui est presque toujours le cas avec des LED. Évitez de mélanger des ampoules à driver constant en série avec d’autres, mais en parallèle, tout cohabite.

Source : ReminiscenceHome – Guide pratique

Laisser un commentaire